Organdi


Ce matin je m’arrête sur des morceaux de tissu qui m’ont été offerts : Un organdi de coton blanc sans doute une ancienne robe de baptême ou de mariage transformé en rideaux et ourlé d’une fine dentelle au crochet. Je me penche sur la vie d’une femme que je n’ai pas connue, qui a vécu bien avant moi et je me demande « à quoi pensait-elle en ourlant son ouvrage ». Aux rideaux qui seraient bientôt accrochés aux fenêtres, donnant à son intérieur une atmosphère douce et intime. Peut-être pensait-elle à un mari parti au loin ou à des enfants à naitre … dans son geste de broderie il y avait sûrement beaucoup de rêverie et un désir de bonheur à donner…Peut-être des attentes inassouvies, des espoirs fragiles…

Et je pense à ces mots de Rieko Koga artiste textile japonnaise : 

« Les vêtements que me faisait ma mère quand j’étais petite fille me couvraient toujours de son grand amour.

Et leurs points de couture sur leur dos me protégeaient contre l’angoisse et la peur. »

Amour des femmes pour les êtres qui leur étaient chers, pour leur foyer, amour qui imprégnait tous ces ouvrages "dérisoires" de couture, broderie, de ravaudage, raccommodage. MaShou ©


 

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