
Cage dorée
ma chambre d'adolescente
imprégnée d'espoirs......
d'évasion
du parfum âpre de mes douleurs
les murs suintent
larmes de sel
Il n'y souffle pas une brise
aucun son
Je me suis déchirée
à vouloir vivre mes rêves
et je me tiens devant eux
les mains ensanglantées
Les papillons de la tapisserie
restent figés sur les murs
tant et si longtemps
un seul s'est-il envolé?
Qui es-tu Toi que j'aime?
Tel un frέle cordon
un fil de soie rouge
se dévide dans les brumes matinales
à travers les hortensias roses
pervenches bleues
corbeilles d'argent
accrochées aux talus de pierres sèches
traces ...
je me glisse dans la faille du temps immobile
Des potées d'agapanthes
frileuses
tremblent sous la rosée
une distance infinie
s'étire
entre ce que j'ai vécu et mes rêves inaltérables
Ce matin
le vent du nord
a chassé les nuages d'un ciel plombé
ΜaHs
juillet 2009
juillet 2009
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