Esquisse poétique

 

Jardins et forêts...

 Paysages infinis...

Sylve,bosquet,forêt,bocage

Flore,champs,jardin

Paysage

Odeur de mousse, de lichen, de bois mouillé et de feuilles sèches

Jeux d’ombre et de lumière

Esquisse d’un monde poétique



Je ne sais plus quand... 

“mais elle se souvient des heures lentes et hors du temps dans le jardin de sa grand-mère qui du bout des doigts créait des mondes imaginaires, féeriques, lumineux, merveilleux et chaleureux“. 

Je pense que c’est là que tout a commencé.

A Jeanne Marie dans « Songe d’une forêt » lettres oubliées 22

L'Aven

J’ai trébuché

Si longtemps

Je suis tombée

Un aven sombre et mystérieux

Des salles immenses

fragiles cathédrales de stalactites

Des ombres partout

Tissent des toiles invisibles

Formes floues dans les brumes

Voiles déchirés

Lambeaux laiteux

rampent dans les marais

Ta main me guide

Je chancelle

Mes pieds blessés

Sur les pierres polies

Je glisse

vide …..

Je tombe

un lac

Lisse

comme un miroir

trop longtemps

Je sonde les eaux noires

je bascule

mes pieds blessés

ta main me retient

je gravis la pente rocheuse

ta main me saisit

je sens….

le vide m’aspire

les ombres m’écrasent

J’ai peur

ta main me guide

Et ta main est ferme

la nuit se fait claire

la nuit se fait belle

et l’aurore dissipe la nuit

Je tremble

Ton souffle trace le chemin

Me tire de l’ombre

Hurlement sauvage

La terre est noire et profonde

Des profondeurs de la terre

J’absorbe mon vide

Chute …. Emergence

Ta voix me guide

Ton souffle trace le chemin

Flot jaillissant

je m’élance

vers une lumière d’azur

je m’élève

Ton souffle me porte

je glisse dans le courant

Je danse… et danse… danse

dans le bleu de tes yeux

ta main me guide

L’azur coule de tes yeux

La fine ligne de ton souffle

trace le chemin

je pose mes pieds

sur le fil ténu

Ton souffle trace le chemin

L’azur coule de tes yeux

Je m’abandonne

portée par le courant de la rivière

et si…. je lâchais ta main ???

Je tremble de peur

souffle, son, vague

Je traverse l’ombre

Je me glisse dans l’azur

L’Aven © Mahsou Septembre 2019

Territoires invisibles II

Chemin d’herbe froissée

mousses tendres

le ruisseau frissonne  et chante en murmure

entre les herbes folâtres

© Mahsou. Marie-Hélène S.02 déc 2018
Territoires invisibles I

Dans le silence qui se creuse
L’envol des oiseaux.

© MaShou. Marie-Hélène S.21 nov 2018
Terres fauves

Dans la terre assoupie, les souches enserrent des fragments de tendresse éphémère.

© Mahsou. Marie-Hélène S. All Rights Reserved.26 oct 2018

 
 
Dévider

Le sol se dérobe
un trou béant, noir profond,
Loin au-delà du précipice

dans la mouvance de l’air

Je la vois marcher

sur la piste

à travers la forêt

les fils de sa pelote

tombent derrière elle

impriment sa trace
La nuit est  fraîche

un peu vide peut-être
Sentir le sol

un peu plus solide

sous mes pieds

m’ancrer

M’enraciner

Et ne pas tomber

dans le vide

qui aspire

m’endormir très vite
retrouver le bleu de tes yeux

dans un rêve

trop doux

08 oct2018

 
Vide
Je n’ai pas besoin de regarder….
Je sais qu’il n’y a rien
je me promène dans la béance d’un vide
vide-vertige
vide-balancement
vide-rupture
vide-faille
vide-pulsion
vide médian
vide abyssal
vide -respiration
vide -lumière
Je me vide
dans un vide sans limite
nudité originelle
Archives « au creux des songes » © MahSou Janvier 2013


Au creux des songes




J’aurai aimé te dire

tu n’es plus là
Pour m’entendre
Et mes mots résonnent
en écho
dans le monde flottant
âme à la dérive
chemin de brume
Au creux des songes poudrés
Flaques de moire humide sur le sable
se reflète un ciel lourd
de regrets éternels

aux creux des songes
je cueille la fleur de sel qui s’égoutte au soleil en
conque
sur les traces nomades 

© Mahs
08/08/ 2012


mes rêves s’écrasent dans les flaques de l’attente qui dégoulinent en larmes de sel sur la vitre embuée de mon souffle sans retenue traces dans le sable à la merci des vagues déferlant sur le temps qui se mire dans l’âme de l’eau lourde d’espoirs insensés mes rêves roulés en galet de roches délitées se défont en sable d’un désert de sel sans eau pour étancher ma soif.
© Mahs
12/02/ 2012


   

Clair de lune

Un saut dans les feuillages

L’aigle s’envole



Αγρίμι στο ξέφωτο


Σάλτο του λαγού

Πέταγμα του αετού


© Mahs
10/02/ 2012



la neige s’égoutte 
dentelles et guipures figées
 larmes de glace

 © Mahs
Aristi 1er janvier 2012


nuit noir
noir d'ébène
nuit sans lune
ce soir il gèle 
 © Mahs
Aristi 1er janvier 2012

Μοναχός του Όρου
δάκρυα προσευχής
σε πιο πόνο μετέχεις;

 © Mahs
Aristi 31 décembre 2011

Νύχτα..Μοναχός
μες την σιωπή
έξω ψιχαλίζει
τι κάνεις;

 © Mahs
Aristi 29 décembre 2011

 

Premières pluies
son empreinte dans les draps
la lune me sourit




απόψε βροχή
ιχνη σεντονιου σβηνει
το φεγγος γελά
© Mahs
Aristi oct.2011




Absence
μια ταφόπλακα που με πλακώνει
μες την ρωγμή της σιωπής ανθίζει ένα κρίνο
από την απουσίας στάζει αίμα 
λερώνει τα λεύκα πέταλα

Ο Θησέας έφυγε
σκότωσε τον μινώταυρο
«η πρωταρχική δημιουργική δύναμη»
ο λαβύρινθος έμεινε κλειστός
η Αριάδνη έφυγε
την ξέχασε
ο Θησέας μονάχα τον εαυτό του αγάπησε
όλοι φύγανε
οι σκιές τους εξαφανίστηκαν
λες να τα αφομοίωσαν οι τοίχοι
ο μίτος έπεσε στο πάτωμα
μόνη έμεινα στην σιωπή του χρόνου
με την απουσία
λαμπερή
χωρίς όνομα
μες τα σκοτάδια μου
που με τυλίγει
με τα μαύρα της φτερά
η ανάσα της καεί το δέρμα
πέφτουν τα λέπια
σαν πουκάμισο φιδιού
η σάρκα πονάει
κλαίει
αιμορραγεί

στην ρωγμή του χρόνου ξύπνησα
μυστικά περάσματα ξετυλίγονται σιωπηλά
κρυφές διαδρομές μες τα κύτταρα
στάζει το αίμα
ποτίζει την γη
ανθίζει
ένα λευκό
διάφανο
κρίνο


© Mahs 
juin 2011




Cage dorée
ma chambre d'adolescente
imprégnée d'espoirs......

d'évasion
du parfum âpre de mes douleurs
les murs suintent
larmes de sel

Il n'y souffle pas une brise


aucun son
Je me suis déchirée
à vouloir vivre mes rêves

et je me tiens devant eux
les mains ensanglantées
Les papillons de la tapisserie
restent figés sur les murs
tant et si longtemps
un seul s'est-il envolé?
Qui es-tu Toi que j'aime?
Tel un frêle cordon
un fil de soie rouge
se dévide dans les brumes matinales
à travers les hortensias roses

pervenches bleues
corbeilles d'argent

accrochées aux talus de pierres sèches
traces ...
je me glisse dans la faille du temps immobile

Des potées d'agapanthes
frileuses
tremblent sous la rosée

une distance infinie
s'étire
entre ce que j'ai vécu et mes rêves inaltérables
Ce matin
le vent du nord
a chassé les nuages d'un ciel plombé



ΜaHs
LYON août 2009





Στην ρωγμή του χρόνου.....

Ακούω την ανάσα σου
πίσω από τους τοίχους που σε φυλάνε ………
ο ύπνος σου με νανουρίζει
και από το χρόνο το αδιαίρετο που υπάρχουμε μαζί
Ρέουν τα όνειρα μου

Είναι όμορφη
Έχει μεγάλα βελούδινα μάτια
Στο βάδισμα της……. κάτι το εύθραυστο
Μαζεύει τα μαλλιά της
με μια κίνηση καμπύλης των χεριών της
Μια ευγένεια ….εξαίσια
Που θυμίζει μια εικόνα από τα παλαιά
Άρωμα προσευχής………
Ο χρόνος ευωδιάζει λιβάνι και ψαλμούς




Όρκος

Πενθώ την νιότη
……………………….
Που έφυγε
Πενθώ την ζωή μου
Που άδειασε
...................................
Πενθώ τα όνειρα μου
Καρφωμένα σαν αστέρια
Στο ουρανό

Πενθώ τον πόθο μου

......................................
Σκισμένο, τσαλακωμένο
Καμένο.....

Πενθώ ……την Αγάπη μου

Η σκιά σου χάνεται
Στις παρυφές του κόσμου
……………………………………………….



 Πυρκαγιά

Μια γεύση πυρκαγιάς στα χείλη
Πενθώ τους όρκους μου
……..χαραγμένοι στην σάρκα μου

Πενθώ τους όρκους μου


……..μια στυφή γεύση απώλειας στα χείλη

Σάβανο των όρκων μου
……..η λήθη

Σκόρπιες οι στάχτες των όρκων μου

…….μεσ’τη πυρκαγιά του δειλινού

Γέρνει ο ήλιος στην αγκαλιά

……..της θάλασσας
μια στυφή γεύση απώλειας
……..στα χείλη

MahSou
Serments


          Je pleure mes serments............

   Gravés dans ma chair


   Un goût d’incendie dans la bouche..........Terres calcinées


           Je pleure mes vœux...........

   Gravés dans mon sang


   Epandues les cendres de mes serments........

.................Dans le couchant embrasé


           Le soleil enlace la mer

   Linceul de mes serments…..l’oubli


           Un goût âcre de cendres dans la bouche

                                         ©MaHS

passages mystiques


passé la ligne stérile

je plonge dans les terres 
lourde de mes glaises

y cueillir les fruits  
à la coupe d'ébène

veinée de silence

naissante du vide insondable

une lampe tempête à la main

je cherche les sentiers secrets

mon sang-------------------------

----------garde gravées ----------

les empruntes de ton passage

une lampe tempête dans la nuit------

--------te retrouver-------------
 © MaHS 
Septembre 2001

οι παρυφές του κόσμου

….να περάσω την άγονη γραμμή
βυθίζομαι στην Γη του ανεκπλήρωτου
να μαζέψω τους καρπούς μου
Μόνη μες την νύχτα του κόσμου
αναδυόμενη από το απέραντο κενό
μια λάμπα θύελλας στο χέρι
ψάχνω τα μυστικά περάσματα
το αίμα μου……..
κρατάει χαραγμένα τ’ αχνάρια του
………..μυστικού σου πέρασμα
μέσα μου
μια λάμπα θύελλας
στην νύχτα………..………….να σε βρω……..
MahSou
Septembre 2001

 Mémoire

L’ampleur de la douleur révèle
La dimension du manque…
Et le manque la profondeur de l’amour

Roulis…

La lune dans la brume
Les îles telles des navires ancrés au large
Scintillantes de mille feux
S’allongent dans une mer étale
Masses sombres brodées de perles lumineuses
Elles glissent dans un chuintement soyeux

Fêtes galantes sur les eaux

Et mon amour
Mer d’argent sous la lune…
Infini…

L’air s’épaissit … devient chaud…collant


Andros dans l’aube
Kouphonissia... Schinoussa…


Cyclades

Je respire l’air que tu respires
Je bois l’eau qui étanche ta soif
J’effleure les pierres que tu caresses
J’y cherche l’emprunte de ta main
Je plonge dans les eaux d’azur où tu te baignes


J’entends ta respiration à travers les murs qui te protégent

Ton sommeil me berce
Et du temps indivisible où nous existons ensemble
Sourdrent mes rêves

Le vécu prend une densité de roc
Il possède l’austérité … la puissance et l’amour d’Andromaque

Assise de ma mémoire

© MaHS
Septembre 2001




 Massifs sombres des montagnes 
Lourdes d’un deuil qui n’en finit pas
Les nuages s’effilochent 
Lambeaux d’une peine qui se traîne
Mahs





Anémones de mer
Offertes au souffle du songe
Se balancent doucement
dans les plis des ondes

Tu existes dans la brise de l’alizé
dans le souffle du vent mouillé d’embruns  et de sel...
…..Tu existes
Tu existes dans mes larmes de cristal
dans l’eau claire qui désaltère ma gorge sèche…
…..Tu existes
Tu existes dans l’esquisse d’une caresse
dans la fleur à peine éclose…
…..Tu existes
Tu existes dans le sable doré foulé par mes pieds nus
dans la vague qui déferle
sur mon corps brodé d’écume…
…..Tu existes
Tu existes dans les galets polis par les flots

Tu existes dans le jaune de mes désirs
Dans le violet de tes songes …j’existe

Tu existes dans mes rêves
Dans tes chimères… j’existe

Dans tes soupirs… j’existe
Dans tes murmures… j’existe
Dans le sourire qui caresse tes lèvres… j’existe
Dans l’éclat qui s’allume au fond de tes yeux… j’existe

Dans la brume de mes joies… tu existes
Dans l’épaisseur ouatée de ton silence …j’existe……
……ou voudrais exister.


Dans ton acceptation sans limite… j’existe
Dans les fondations de mon être… tu existes
 ©MaHS
jullet 1998


L’iris  
Roseau des eaux insondables
L’iris des marais immobiles
Drapé dans sa robe de deuil
Oscille doucement dans la nuit d’argent
Corolle lourde d’ombre
Améthyste mélancolique des rivages silencieux
L’iris du silence s’égoutte de douleur
Dans la brume si triste de l’aube

©MaHS
Mars 1997



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